Douleur au mollet ou à la jambe durant la nuit.

Mise à jour : 14/07/2020    |    Auteurs : Dr Jonas Thomé, Dr Gilbert Meunier, J-M. WILVERS

AVERTISSEMENT : ce site ne peut en aucun cas se substituer à votre traitement 
médical. Seul, un médecin dans l’exercice de sa profession peut poser un
diagnostic et prescrire un traitement médical.

Vous sentez une douleur au mollet ou à la jambe la nuit ?

Une douleur au mollet ou à la jambe, durant la nuit, peut être une simple contraction ou crampe musculaire nocturne, ou aussi un problème neurologique ou veineux. Alors, le traitement sera différent et adapté en fonction du diagnostic posé après analyse des symptômes exacts ressentis.

 

De quel type de douleur s’agit-il ?

– une douleur d’origine veineuse ou artérielle (varices)
– ou bien d’origine neurologique (sciatique)
– ou encore une douleur musculaire (crampe)

QUE FAIRE CONTRE CES DOULEURS AU MOLLET OU À LA JAMBE ?

Voyons comment identifier exactement le type de douleur, et les meilleurs traitements pour y mettre fin.

1. Si c’est une douleur d’origine veineuse ou artérielle (varices,…).


Le sang est acheminé par les veines pour revenir se charger en oxygène dans le coeur. Ensuite, il doit repartir ensuite vers les tissus, par les artères. Une douleur au mollet, dégageant de la chaleur au toucher ou présentant un aspect oedémateux, doit être considéré avec attention. En effet, il convient de vérifier qu’il n’y ait pas de caillot dans une veine.

SYMPTÔMES :

La douleur s’installe progressivement et dure longtemps, surtout après une station debout prolongée (très fréquent chez les personnes travaillant debout : vendeuses, dentistes, barmen,…).

TRAITEMENT :

Diminuez ou arrêtez le tabac, mangez moins ou moins sucré, marchez au moins 30 minutes par jour (marche rapide). De plus, faites tous les jours cet exercice consistant à lever les jambes contre un mur durant quelques minutes. De cette façon, le retour sanguin sera favorisé et le soulagement de la douleur sera rapide.

Douleur de phlébite.

En cas de suspicion de phlébite [1] [2] [3] résultant d’une douleur à un mollet, le médecin vasculaire (dit aussi angiologue) ou un phlébologue demandera des examens urgents. Notamment, un écho-doppler pour explorer la circulation sanguine dans les veines du mollet douloureux. S’il y a bien une phlébite, elle sera traitée par des injections d’héparine à domicile ou en milieu hospitalier. Ensuite, vous recevrez des puis par des anticoagulants oraux (anti-vitamine K ou autres). Votre médecin vous prescrira aussi le port de bas de contention, ou dans les cas les plus graves une chirurgie.


2. Si c’est une douleur neurologique (sciatique).

La sciatique est le résultat d’un pincement nerveux entre deux disques lombaires. Par ailleurs, elle est la cause neurologique la plus fréquente d’une douleur de la fesse au mollet ou au pied.

 

SYMPTÔMES :

La douleur ne concerne pas uniquement le mollet. En effet, elle part souvent du haut du fessier et irradie parfois jusqu’au pied.

TRAITEMENT :

La prise d’antalgiques ou d’anti-inflammatoires doit être limitée. Voyez plutôt un kinésithérapeute ou un ostéopathe. D’autre part, les infiltrations doivent être évitées, et l’opération chirurgicale n’est pas nécessaire.

Ce petit exercice très facile ci-dessous est recommandé contre la sciatique. Vous montez sur une marche ou un petit tabouret, et vous balancez la jambe souffrant de sciatique. Vous allez ainsi libérer le nerf coincé. Recommencez l’exercice 3 à 4 fois par jour. La sciatique doit disparaître après 1 à 4 jours.


3. Si c’est une douleur musculaire (ou crampe)..

La douleur survient sous forme d’une contraction involontaire et douloureuse très brusque d’un ou plusieurs muscles. Pour en savoir plus sur le fonctionnement du muscle et son mode de contraction, CLIQUEZ ICI.

SYMPTÔMES :

Le muscle est tendu et dur. Il cause une forte douleur qui peut être atténuée par un massage, ou en posant le pied sur un sol froid (exemple : le carrelage de la salle bain). De ce fait,  le froid va créer un léger choc thermique qui va faire relâcher le muscle.

TRAITEMENTS :

– A titre préventif : les exercices d’étirements et de massages peuvent aider à diminuer la fréquence des crampes.
– Traitement médicamenteux : le seul médicament connu contre les crampes est la
 quinine et ses dérivés (Hexaquinine,…). Toutefois elle est assez peu efficace et dangereuse [4] [5]. D’ailleurs, elle est déjà interdite dans plusieurs pays [6] [7] et déconseillée par l’OMS.

– Traitement naturel : le traitement le plus efficace et naturel des crampes nocturnes très fortes (surtout chez les personnes de plus de 50 ans) consiste à neutraliser la cause réelle du déclenchement de la crampe
Les crampes mêmes très fortes disparaissent dès le premier jour dans plus de 90% des cas. 

Pour y parvenir, vous devez appliquer cette méthode des 3 étapes :

Connaître  /  Comprendre  /  Traiter.

Comment procéder ?

Voyez en page suivante comment éliminer complètement les crampes très fortes.

Sources :

1. Alain Beaumier ; Docteur, est-ce que je fais une phlébite ? Formation continue ; Le médecin du Québec, volume 42, numéro 12,
   décembre 2007.

2. Schleich, Dr Jean Marc. Thromboses veineuses profondes, Département de cardiologie et maladies vasculaires, CHU de Rennes.
3. Recommandations de bonnes pratiques, prévention et traitement de la maladie thrombo-embolique veineuse en médecine. Ansm
   (Affsaps). Décembre 2009

4. Katzberg HD, Khan A H, So YT. Assessment: symptomatic treatment for muscle cramps (an evidence-based review): report of the
   terapeutics and technology assessment subcommittee of the America academy of neurology. Neurology 2010;74;691-6.  

5. http://www.minerva-ebm.be/FR/Article/124 
6. https://www.govinfo.gov/content/pkg/FR-1995-04-19/html/95-9701.htm
7. https://www.tga.gov.au/book-page/32-quinine-and-its-salts