Luigi GALVANI et l’électricité statique

On sait désormais que pour éliminer les crampes, il suffit de neutraliser l’excès d’électricité statique du corps. Cette découverte a été réalisée il y a près de 250 ans par un médecin physicien et chercheur italien, le Dr Luigi GALVANI, mieux connu pour son invention de la Galvanisation.

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Qui est le Dr Luigi GALVANI, qui a découvert les effets de l’électricité statique sur les crampes ?

Et pourquoi cette découverte est tombée dans l’oubli ?

Au XVIIle siècle déjà, Luigi GALVANI avait noté dans une de ses expériences que l’électricité statique était capable de provoquer le déclenchement d’une contraction musculaire involontaire, même chez un animal mort. Or, par définition-même, nous savons qu’une « contraction musculaire involontaire » est la définition exacte d’une crampe.

Le médecin, physicien et chercheur italien Luigi Galvani est né à Bologne le 9 septembre 1737 et y est mort le 4 décembre 1798. On retient surtout son nom pour la GALVANISATION.


Issu d’une famille aisée, Luigi Galvani termina ses études de philosophie et de médecine, montrant un intérêt particulier pour l’anatomie et le squelette humain, dont il fera sa thèse de Doctorat.

Outre la pratique médicale et chirurgicale, il s’intéresse beaucoup à la recherche anatomique. Ses démonstrations publiques dans le célèbre théâtre anatomique du Palais de l’Archiginnasio le rendent rapidement célèbre et il deviendra en 1773 professeur d’anatomie et de chirurgie à l’Université de Bologne, puis professeur d’obstétrique à l’Istituto delle Scienze en 1782. Il épousera également la fille d’un anatomiste de renom.

Luigi Galvani et « l’électricité animale ».

Les travaux de Luigi Galvani sur « l’électricité animale » sont les plus réputés, et mèneront à une forte controverse avec Alessandro Volta, inventeur de la pile.

Après la découverte de la bouteille de Leyde du Hollandais Pieter van Musschenbroek, dont les décharges donnent de fortes contractions musculaires, le monde scientifique s’intéresse beaucoup sur la possible action du « fluide électrique » sur les corps vivants.

En 1778, Luigi Galvani se passionne pour le sujet, et équipera son laboratoire d’une machine électrique, des bouteilles de Leyde et de grenouilles dont il ne conserve que les membres inférieurs avec leurs nerfs cruraux. Il observe, tout comme d’autres l’ont fait avant lui, les contractions des cuisses des animaux quand on applique un courant électrique sur le nerf sciatique.

En 1781, une observation mentionnée dans les notes du Dr Galvani suscite son étonnement. Alors qu’un de ses assistants touche le nerf d’une grenouille avec son scalpel, la cuisse de celle-ci se contracte fortement au moment où une étincelle jaillit de la machine. Simple coïncidence ? Luigi Galvani et sa femme Lucia retentent l’expérience avec un scalpel non chargé d’électricité statique : rien ne se produit. Ils en déduisent donc que l’électricité statique peut déclencher des contractions involontaires d’un muscle ou d’un groupe de muscles. Or, nous savons que la définition d’une crampe est une contraction musculaire involontaire. C’est partant de là que plus tard Jean-Marc WILVERS mettra au point le petit duvet anti-statique qui évite les crampes.

Luigi Galvani et « l’électricité statique ».

L’électricité atmosphérique peut-elle provoquer des contractions musculaires ?

L’éclair d’un orage est une décharge d’électricité de même nature que l’étincelle des machines, comme l’a montré Benjamin Franklin. Peut-il provoquer le même effet que l’étincelle d’une machine électrique ? se demande Galvani. Un jour d’orage, il installe des grenouilles préparées sur sa terrasse. L’expérience est concluante : « chaque fois qu’un éclair jaillissait, les muscles subissaient au même moment de nombreuses et violentes contractions ».

Mais un nouveau phénomène imprévu apparaît : même par temps calme, des contractions se produisent lorsque le crochet de cuivre fixé dans la moelle épinière de la grenouille vient au contact des barreaux de fer du balcon. Cela semble « sans rapport avec les états électriques de l’atmosphère », note Galvani. Pour vérifier ce point, il redescend dans son laboratoire et multiplie les expériences. La cuisse se contracte chaque fois que nerf et muscle sont reliés l’un à l’autre par un arc formé de deux métaux différents.

Galvani formule alors l’hypothèse d’une « électricité animale », qui serait sécrétée par le cerveau et se déchargerait lorsque nerf et muscle sont reliés par les métaux.

C’est seulement en 1791, lorsqu’il pense avoir accumulé assez de preuves en faveur de cette hypothèse, que Galvani publie, en latin, les résultats d’une dizaine d’années d’expérimentation tenace et scrupuleuse : De viribus electricitatis in motu musculari. Commentarius (Commentaire sur les forces électriques dans le mouvement musculaire).

Une grande controverse : « électricité animale » ou « électricité métallique » ?

Lorsqu’il lit le De viribus, Alessandro Volta est déjà un physicien réputé. D’abord sceptique, il s’empresse de répéter les expériences de Galvani. Il s’enflamme : la découverte de Galvani est pour lui « une des plus belles et des plus surprenantes, et le germe de plusieurs autres ». Mais s’il adhère d’abord à l’idée d’une électricité d’origine organique, ses doutes apparaissent rapidement. À la fin de l’année 1792, après avoir expérimenté non seulement sur la grenouille mais aussi sur des animaux entiers, sur sa propre langue ou ses yeux, il rejette l’hypothèse de l’électricité animale. Ses expériences l’ont convaincu du rôle essentiel de « l’arc métallique » : pour lui, les tissus organiques ne jouent qu’un rôle passif, et c’est le contact de deux métaux différents qui « met en mouvement » l’électricité.

C’est le début d’une « guerre scientifique » entre galvanistes et voltaïstes, qui se répand bientôt dans toute l’Europe et se poursuit après la mort de Galvani. Chaque expérience des uns suscite une contre-expérience des autres. Galvani et ses partisans parviennent notamment à obtenir des contractions sans aucun métal, par exemple en mettant en contact le nerf avec l’extérieur du muscle6.

C’est en cherchant à augmenter les tensions électriques produites – croit-il – par le contact de deux métaux différents que Volta est amené à l’empilement de rondelles de zinc, d’argent et de carton imbibé d’eau salée qui constitue sa fameuse pile. Le succès retentissant de la pile mettra fin à la controverse. C’est donc un instrument, et non une théorie, qui y met fin7. Il faut attendre, une trentaine d’année plus tard, les pionniers de l’électrophysiologie tels Carlo Matteucci pour remettre à l’honneur les hypothèses de Galvani sur l’électricité animale, qualifiées de fondatrices par le célèbre physiologiste allemand Emil du Bois-Reymond.

Partant de l’expérience du Dr Luigi GALVANI sur la grenouille, Jean-Marc WILVERS en a déduit qu’une crampe (dont la définition est une « contracture musculaire involontaire ») peut être déclenchée par un excès d’électricité statique dans le corps.

Il a alors mis au point le petit duvet anti-statique MAGICRAMP pour éviter le déclenchement des crampes.

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Quelques photos et gravures illustrant la vie et les recherches de Luigi GALVANI :